mercredi 25 novembre 2009

ULTRA BOOM SIMPLEX

Ce week-end on a enfin vu un peu de paysage. Mais deux jours avant de partir dans les cantons de l'est ( jeudi dernier) , moi-l'homme je suis parti visiter l'infrastructure qui a rendu possible l'exposition universelle de 1967. C'était une journée de grand vent et en sortant de chez moi le grand vent était délicieux. Le grand vent délicieux j'avais envie de le manger l'air. Puis je suis rentré dans le métro. J'étais beaucoup trop couvert pour l'air lourd du métro ma grosse veste rouge et noire sur les genoux et mon écharpe grise de deux mètres sur les genoux. L'air du métro était moite et lourd et j'avais posé ma grosse veste rouge de pseudo-trappeur et mon écharpe grise de fille de deux mètres de long et mon bonnet noir une cagoule de cambrioleur sur mes genoux.

Dans le métro j'ai remarqué une uniformisation certaine des costumes mondiaux. Le prêt-à-porter était partout prêt-à-porter. Le prêt-à-porter était partout casquette basket jean doudoune bonnet capuche etc. À un moment, une fille aux cheveux noirs s'est levée. Une fille aux cheveux noirs qui se levait pouvait tout aussi bien être Russe. L'air dans le métro était lourd et j'ai attendu douze stations avant de descendre à Vendôme la station :




















L'infrastructure qui a rendu possible l'exposition universelle de 1967 est située dans la partie anglophone (Ouest) de Montréal. L'infrastructure autoroutière de l'exposition universelle de 1967 était proche de la place Vendôme :




















Place Vendôme il faisait plus froid et l'air plus dur. Un peu après la place Vendôme j'ai demandé mon chemin. Après la place Vendôme j'ai oublié comment dire " autoroute " en anglais et j'ai dis un truc comme : " you know the big road ... like Los Angeles ... the big road... the crossing road for the exposition universelle de 67 ... big... you know ? " et on m'a répondu : " i don't know what that is ". Puis j'ai entendu un bruit de soufflerie dans la partie anglophone-ouest de Montréal. Un bruit de soufflerie comme un bruit de beaucoup de voitures en même temps. J'ai suivit le bruit. J'ai suivit le bruit et j'ai pris une ruelle et je suis tombé là-dessus :




















Ensuite, dans la ruelle, je me suis arrêté pour allumer une clope devant une porte de garage sur laquelle il y avait écrit GRE comme un graffiti interrompu :




















J'ai essayer d'allumé ma clope en m'abritant dans le refoncement d'une porte de garage parce que c'était une journée de grand vent et que j'avais envie de manger l'air et de fumer en même temps. Quand je me suis approché pour allumer ma clope la porte GRE s'est mise à vibrer comme une grosse guêpe. C'est pas des conneries. C'est pas une blague. La porte s'est mise à vibrer aiguë petit pointu comme une abeille tueuse et j'ai eu peur et j'ai pas cherché à comprendre et je me suis reculé et j'ai pris une photo de la porte GRE. ( Il commence à y avoir une obsession avec la photo. Je prends n'importe quoi en photo comme si je volait n'importe en photos, par ex. un tracteur :


















)

Ensuite dans la ruelle je me suis retourné et j'ai vu un camion sur lequel il était écrit " LA MER " ( Au dessus du mot " LA MER " il y avait trois petits poissons bleu marine et en dessous du mot LA MER il y avait deux petits poissons bleu turquoises et en dessous de tout ça il y avait une série de rayures bleu marine en vagues ). Le camion de "LA MER" sur lequel je me suis retourné dans la ruelle avait l'aile gauche défoncée froissée pliée. Je l'ai prise en photo l'aile gauche défoncée froissée pliée :



















Je ne savais toujours pas si j'étais dans la bonne direction parce que j'avais oublié comment dire "autoroute " en anglais . Je ne savais toujours pas si j'étais dans la bonne direction pour voir l'infrastructure qui a rendu possible l'exposition universelle de 1967. J'ai commencé à avoir un doute. J'ai continué dans la ruelle et j'ai croisé un moment de la ville plutôt fracassé :
























Puis je suis tombé là-dessus et j'ai douté encore plus de ma bonne direction :


























Après avoir photographié un genre de Totem en forme d'arbres enturbanés de tissu gris sous une affiche monochrome bleu, j'ai traversé le pont qui enjambait le périph' sur lequel j'étais tombé tout à l'heure. Au loin dans le lointain j'ai aperçu des ponts et le fleuve Saint-Laurent. Je savais l'infrastructure qui a rendu possible l'exposition universelle de 1967 plus proche du fleuve que du centre de l'île de Montréal. En prenant la ruelle je savais que je m'éloignait du fleuve et des ponts alors j'ai décidé de faire demi-tour. J'ai descendu une rue parallèle à la ruelle. Dans la rue parallèle à la ruelle j'ai aperçu dans une autre ruelle perpendiculaire à la rue parallèle à la ruelle. Dans la rue parallèle à la ruelle j'ai aperçu une grosse bosse de bitume dans une autre ruelle perpendiculaire à la rue parallèle à la ruelle :



























Finalement, je me suis retrouvé à l'endroit où je ne savais plus dire " autoroute " en anglais :





















Je suis partis dans le sens opposé au bruit des nombreuses voitures et je suis passé sous le pont des voies de chemins de fer :

























Et je suis tombé sur la Toundra :




















J'ai continué à marcher vers le sud et vers le fleuve et vers les ponts que j'avais aperçu depuis le pont qui enjambait un genre de route comme le périph' parisien. Je suis arrivé face à ça :





















et je me suis dit que j'étais dans la bonne direction même s'il n'y avait pas de trottoir en face de mon trottoir je me suis dit que j'allais dans la bonne direction. J'ai encore traversé un autre pont qui enjambait l'espèce de route qui ressemblait au périph' parisien et j'ai continué à marcher sur mon trottoir en espérant trouvé un autre trottoir en face de mon trottoir. Quand j'ai pu traverser la route pour me rendre sur le trottoir d'en face de mon trottoir j'ai vu l'infrastructure qui a rendu possible l'exposition universelle de 1967 au travers de plusieurs arbres :





















et je me suis demandé comment descendre la falaise pour voir de près l'infrastructure qui réunit l'autoroute 20 à l'ouest / la 15 au Nord/ la 15 au Sud/ la 20 Est au Sud et la 720 Est à l'Est. Je me suis demandé comment arriver au pieds des ponts de l'autoroute 20 à l'ouest, de la 15 au Nord, de la 15 au Sud, de la 20 Est au Sud, et de la 720 Est à l'Est. Je me suis demandé comment aller en bas pour voir l'infrastructure de près. J'ai continué à marcher sur mon nouveau trottoir jusqu'à ce qu'un homme surgisse d'un petit chemin et je me suis demandé si le petit chemin c'était l'entrée de l'infrastructure qui a permis l'accès à l'exposition universelle de 1967 ou si c'était un endroit de rendez-vous secret :





















Ce n'était pas l'entrée de l'infrastructure qui a permis à des millions de gens de venir voir l'exposition universelle de 1967. C'était un belvédère Terry-Fox où l'on pouvait apercevoir au travers des arbres l'infrastructure ouverte le mardi le 25 avril 1967 à 6h00 :




















Au bout du belvédère il y avait une casse :

























J'ai décidé de faire encore demi-tour et j'ai commencé à me sentir déprimé et perdu et fatigué et froid dans mes doigts et mes pieds et mes oreilles ( le vent délicieux était devenu dur depuis la place Vendôme et il n'y avait presque plus de lumière et il était quelque chose comme 14H) :



















Je suis retourné sur mon trottoir d'en face et j'ai traversé le pont qui enjambait l'espèce de périph' à bruits multiples en me demandant si j'allais trouver un trottoir en face de mon trottoir pour voir de près l'Échangeur Turcot :




















Et j'ai croiser une femme en carton dans une cabine de camion :

























Juste en face de la Toundra, j'ai enfin vu un trottoir en face de mon trottoir qui allait pouvoir m'aider à voir de près l'échangeur Turcot qui a coûté 24 millions $CAD en 1967 et qui va être reconstruit en 2015 :




















Je suis descendu vers l'infrastructure qui a permis l'accès à l'exposition universelle de 1967 en marchant sur le trottoir en face mon ancien trottoir. J'ai croisé des gens qui remontait sur mon nouveau trottoir en face de mon ancien trottoir. Je suis arrivé en bas de la pente de mon nouveau trottoir en face de mon ancien trottoir ( je me dois de préciser que pendant toute la descente de mon nouveau trottoir en face mon ancien trottoir mon ancien trottoir avait disparu) et il y avait une entreprise de carwash qui m'attendait :





















Des gens habitaient à côté des ponts de l'infrastructure qui a rendu accessible l'exposition universelle de 1967 :


























Le sol était humide et sale :
























et boueux :

























Et les trottoirs disparaissaient et réapparaissaient :




















Et il y avait des trous dans la flore :

























Et des bambous aux pieds des ponts :

























qui enjambaient d'autres ponts :


























Je suis passé sous un pont et je suis tombé sur une sculpture :




















La sculpture d'un lycée :




















J'ai continué sur un nouveau trottoir :


























Quelqu'un de très fort avait tordu une barre :




















et des ponts et des ponts et des ponts et des ponts et des ponts et des ponts et des ponts :












































































































Je me suis assis sur un morceau de béton à côté d'une grue JLG ULTRA BOOM SIMPLEX 03D6. Il y a eu un bruit de camion qui claque et j'ai vu un ouvrier disparaître dans une trappe pour rentrer dans les entrailles d'un pont. J'ai aussi vu un camion avec deux citernes chromées, un camion rouge HERVÉ LEMIEUX, un camion PRINCE, un camion HANJIN et un van SKYLINE. J'étais assis à côté d'une grue sur mon bloc en béton et entouré d'un silence de souffle, de grondements et de jets de kärcher. J'ai vu un camion ROBERT, une citerne PDI chromée, une caravane blanche et bleue, un bus scolaire, un bus normal, un camion qui a dégagé un nuage noir, un golf TDI avec des jantes MOMO, un hummer noir et un genre de Renault espace américain. L'ouvrier dans sa trappe a fait des bruits métallique. Un pick-up Ford noir. L'ouvrier dans sa trappe a fait tomber une barre de fer sur une grille en métal et un scotch " DANGER" jaune et noir accroché à une gouttière a claqué avec le vent. Les ponts ont commencé à s'embouteiller et au silence de souffle de grondements et de jets de kärcher s'est ajouté une sirène d'ambulance et un bleep-bleep-bleep-bleep-bleep-bleep-bleep de grue télescopique qui recule. Un van est passé avec ses pneu cloutés en faisant le bruit métallique humide des pneus cloutés qui roulent sur un bitume sans neige ni verglas.

En vérité tout ça ne ressemblait à rien. Cette exploration a été une faillite de mes sensations — à 16 ans j'ai avalé mon premier LSD devant les ponts de la porte de la Chapelle et j'avais ressenti à ce moment-là quelque chose de très fort en restant sous ces ponts, une très intense émotion architecturale, mais il semble que j'ai vieilli et que les masses de béton ne m'impressionne plus. Pour le dire franchement la visite de l'infrastructure, qui a permis à l'exposition universelle de 1967 d'essayer d'unir les peuples, c'était froid et chiant et dur et glauque. Un déchet grand comme 12 stade de football voilà l'infrastructure qui a rendu fluide l'exposition universelle de 1967. Rien de tout ça ne m'a fait V comme Vibrer.

Sur le chemin du retour je suis tombé sur une petite culotte et une paire de chaussette :




















et j'ai croisé un amérindien complètement bourré qui arrivait à peine à marcher :

























Je suis rentré chez moi déprimé humide des doigts de pieds et ma vieille entorse au genou s'est réveillée et je me suis fait un café et ma femme et mes nouveaux amis Québecois se sont gentiment foutu de ma gueule en me demandant : " Mais qu'est ce que t'as été foutre là-bas ? ".

dimanche 22 novembre 2009

Opération de génie domestique O.F.P.M

Aujourd'hui, je me suis rendu utile à mon couple. Lorsque nous avons emménagé, le précédent locataire ( un français) nous a vendu un lot de meubles divers et variés — un canapé-lit, des fauteuils-fauteuils, de la vaisselle-assiettes-bouilloire-casserole-poêle-fourchette + une table basse et un bureau + d'autres choses encore — pour un prix modique et parce qu'il partait incessamment sous peu travailler en Chine. Dedans le lot, il y avait une mezzanine en fer gris métalisé ( pardonnez mais ce n'est pas de ma faute si pour peindre un tube en métal les fabriquants de notre mezzanine ont choisit une couleur qui imite l'aspect et les reflets du métal ( un genre de brut-mais-propre peut-être).

Depuis que nous sommes là, nous avons dormi un peu partout dans l'appart', à la fois parce que ça nous amuse, mais aussi parce qu'après avoir passé deux nuit dans la mezzanine en question, j'ai vraiment commencé à avoir peur. Ma femme est complètement inconsciente, ou alors vraiment très stoïque, mais il semble bien qu'elle n'ait jamais partagé mes craintes. Au début, je lui ai dit : " Quand même ça bouge vachement ce truc " et elle m'a juste répondu : " oui" en se retournant de son côté et en faisant bougé la mezzanine.

Deux jours plus tard, ça été la révélation. Il était environ minuit quand j'ai découvert l'étiquette à ne surtout pas enlever. J'étais un peu saoul et je ne me souviens plus de ce que j'allais foutre dans la chambre, toujours est-il, je suis tombé nez-à-nez avec ça ( cliquez sur l'image pour l'agrandir ) :



















On avait aussi fumé de l'herbe. J'ai donc pris les menaces du fabriquant de mezzanine très au sérieux. J'ai décidé de virer le matelas sur le champ ( ce genre d'exercice me permet d'affirmer ma virilité ( ce matelas est affreusement lourd et bizarrement rigide, il a bien des poignées, mais quand j'ai tiré dessus, elles me sont restées dans les mains ( c'est là que j'ai commencé à penser très fort au maudit français))). Pendant 4 ou 5 jours, on a dormi par terre. Le choix du nom de l'opération nous a pris un certain temps. On a penser à Opération Haro sur les Mouvements Intempéstifs de la Mezzanine ( O.H.M.I.M), Opération Schock Screws and Plugs (O.S.S.P), Opération Hammer Up (O.H.U), Opération Dormir en Toute Confiance ( O.D.T.C), Opération Secousses et Tremblements, (O.S.T) pour finalement choisir la plus simple :

Operation Fix and Plug the Mezzanine (OFPM) :

Matériel utilisé :

- 1 perceuse Bosch 120V 60hz 8.0A (prêt de Bingo)
- Un marteau (prêt de Bingo)
- Une rallonge orange (prêt de Bingo)
- Un tournevis plat (prêt de Bingo)
- De la corde de maçon ( 3, 45 $CAD )
- 12 chevilles 1/4" x1 1/4" en yellow plastic ( 2,99 $CAD)
- 8 œillet à vis ( en anglais : screw eyes) 270 X 2 3/8" ( 1, 35 $CAD/2pièces > 8x1,35 = 10, 80 $CAD)
- Une mèche en oxyde ferreux doré Dewalt 1/4" ( "idéal pour les travaux généraux de perçage." )
- Un rouleau de scotch ( 99 ¢CAD)
- Un paquet de cales en érable ( 2,99 $CAD)
- Des morceaux de l'ancien sèche-vaisselle cassé (pin)

Une première analyse des mouvements de la mezzanine a permis de déterminer deux mouvements principaux : 1.mouvement vers les murs et 2.mouvements vers le reste de la pièce ( à vrai dire, ces deux mouvements tiennent en un seul mot : balancement.) Pour lutter efficacement contre ce balancement nous avons choisit de nous appuyer sur les murs entourant la Mz. Il est important de remarquer que le sol de notre appartement n'est absolument pas droit. Il y a au moins 5 cm de dénivelé entre les murs nord et les murs sud ( de nord à sud (le dénivelé)). Il est donc impossible de plaquer les montants de la Mz sur le mur nord. Cela aurait pour conséquence de décoller du sol la partie sud de la Mz et de tout façon, il y a une plainte d'au moins trois centimètres d'épaisseur qui fait que tu peux pas plaquer, et en plus, j'avais vraiment pas envie de me taper de percer les tubes en métal de la Mz ( c'est long et chiant, il faut être très précis et percer très droit, ce qui est très difficile lorsque l'opération de perçage est longue et chiante).

Il fallait donc : 1.rattraper le vide entre le mur et les montants de la mezzanine en utilisant des cales afin de bloquer le premier mouvement de balancement vers le mur et 2. empêcher le deuxième mouvement en retenant les montants de la Mz. avec de la corde.

Nous avons commencé par mettre les cales, au plus juste et sans forcer :
























Ensuite, nous avons attrapé les pieds de la Mz en les entourant ( bien serré ) avec de la corde de maçon :



















Pour finir, nous sommes revenus " tendre tout ça" en enfonçant de nouvelles cales dans les paquets de cales déjà disposés, ce qui, parfois, peut donner quelque chose d'assez gracieux ( du moins, il faut aimer l'érable brut qui dépasse de sous la mezzanine) :



























Pendant toute l'O.F.P.M, nous avons été soutenu par Raekwon ( " STATEN ( GO HARD) FINAL MIX"), Wire ( " Drill", "Ahead"), YMO, ( "Firecracker"), Frances Baskerville ( "Love on a Hill" ), Kate Bush ( "The Dreaming"), Lil'Mama ( " L.I.F.E" ), Max tundra ( "A truce"), Magic system&Khaled ( "Même pas fatigué"), Kevin Blechdom ( " Lazy "), Ice Cube ( "It was a good day"), Huson Mohawke ( "Velvet peel"), Joe Jones ( " California Sun"), Lord of the Yum-Yum ( " track1"), Mbaraka Mwinshehe & The Morogoro Jazz Band ( " Ewe Mwana"), Sefyu ( " Molotov 4"), Tiny Topsy ( " A woman's intuition" ), Wendy Hill ( " Gary, Please Dont Sell Your Diamond Ring"), Super Robot Deluxe ( " Android Girls of Europa"), Paul McCartney ( " Check my Machine "), Nu shooz ( " I can't Wait"), Egyptian Lover ( " Livin On The Nile (Extended Club Mix)"), The dramatics ( " What you see is what you get "), Craig g ( " Shout") et enfin, Dj Donna Summer ( "Chicken Dance").

Finalement, ça a l'air de tenir. J'ai secoué cette saloperie dans tous les sens et ça ne bouge plus du tout. Ensuite, j'ai été regardé des conneries sur internet. Quand ma femme ( Bonita Trocolli (mais elle veut changer de nom, elle trouve que ça fait actrice porno ou brocoli ou torticolis et "Bonita" elle aime vraiment pas du tout) est rentrée du travail, j'étais avachi sur le canapé et j'avais fumé 7 clopes. Elle m'a dit Bonjour et je lui ai dit Bonjour sans la regarder parce que j'étais en train de finir un truc ( classer des photos). Là, elle m'a dit qu'elle en avait raz-le-cul de me voir vautré dans le salon à fumer des clopes et qu'elle était tout simplement dégoûtée par l'idée du petit-couple-qui-s'empatte-dans-son-appart ( idée que je semblais incarner à ce moment-là). Moi je lui ai répondu qu'elle avait même pas fait de courses en rentrant alors que MOI je me tape de faire fonctionner toute cette putain de maison (cf.Mz) et que je trouve, qu'en plus, elle en branle pas une dedans ( dedans la maison ). Là, elle m'a fait une liste de tout ce qu'elle avait fait dans la maison depuis qu'on est arrivé et j'ai eu l'air con et ça m'a énervé et je suis parti dehors où j'ai fini par atterrir dans un Subway où je me suis mangé, de rage, un sandwich dégueulasse ( les fast-food sont meilleur en France qu'ici, i.e : les mac do de la rue Sainte-Catherine sont vraiment terrifiants, il n'y a plus que des itinérants ( S.D.F) qui vont mangé là-bas). Dans le Subway, j'ai eu beaucoup de mal à me faire comprendre du serveur qui semblait baigné dans l'huile comme tout le reste de sa turne. Je me suis assis à une table, sur un tabouret flasque, juste en face de la fenêtre, et j'ai lu l'édito du journal L'itinéraire ( un journal qui traite de l'itinérance, vendu par des (sic) camelots eux-même itinérant) qui traînait sur la table. La sauce de mon sandwich 7 pouces avait un goût de cendrier froid et s'il y a jamais eu un steak entre ces deux bouts de pain, il ressemblait plutôt à un compost boîtes de céréales + 1 feuille de Sopalin + quelques morceaux d'ouate marron. J'ai fini-ça-rapide en arrosant l'affaire d'un jus de pomme Minute Maid et je me suis re-roulé une clope ( personne ne fume de roulée ici, et pourtant, les clopes sont hors-de-prix). Je me suis senti comme une merde à foutre du tabac partout dans le Subway. Dehors, il faisait super froid et je n'avais pas de gant et j'ai commencé à penser qu'une erreur comme celle-là produite par -20° pourrait me coûter mes doigts. Au bout du compte, j'ai acheté une bouteille de vin et je suis rentré en me disant, quand même, merde, ici c'est L'AMÉRIQUE! ( mais bien sûr que c'est l'Amérique. Il y a des fleurs cheulou dans les vitrines:
























Leurs tuyaux jaunes sont vachement plus jaune que chez nous:
























Ils savent où mettre leurs enseignes:
























genre sur un poteau électrique:
























et ils délirent grave avec les câbles:
























Je te dis: c'est grand:


























et il mettent n'importe quoi n'importe où:

























C'est déjà bientôt-Noël:



















et je sors mon hummer:
























Hier, l'algérie a fêté sa victoire contre l'Egypte ainsi que sa qualification pour la coupe du monde 2010:



















Vraiment, il y a des gens de-vraiment-partout-dans-le-monde:




















mais aussi des vélib':




















et des monsieur hot-dog:
























et des pingouins gonflable dépréssif:

























et des super-grands-parcs:



















et les blings sont fatigués:





















et Bruno&Nick sont distributeurs en alimentation:




















et des personnes malfaisantes s'abritent derrière les rideaux mauves:

























et on passe le temps en lançant des tournevis de mécaniciens dans une feuille de plywood:
























Bon,c'est vrai, ce n'est pas tout à fait l'Amérique. Ici, il y a des denturologistes (cliquez sur l'image once again) :























(ce sont ceux qui fabrique des dents ( sur leur site, , ils ont un questionnaire d'auto-appréciation qui précise " Le terme denturologique est utilisé tout au long de ce document pour qualifier une intervention propre au domaine de la denturologie." À mon avis, eux, ils ont vu la lumière :
















)))



[N.B JE ME PRENDS LA TÊTE POUR ALIGNER LÉGENDES ET PHOTOS À CHAQUE FOIS QUE JE FOUS UN TRUC SUR CE BLOG. SELON LES ORDINATEURS, CET EMPAFFÉ DE GOOGLEBLOG-DE-MES-DEUX SEMBLE FAIRE RELATIVEMENT N'IMPORTE QUOI AVEC MA MISE EN PAGE RIGOUREUSE. VOUS M'EN VOYEZ CONFUS, FURIEUX ET IMPUISSANT]

mardi 17 novembre 2009

L'HIVER APPROCHE

Ici, l'hiver approche à grand pas. Pour l'instant, il fait nuit à 16h30, et (tu me connais, suis pas vraiment du matin ) il faudrait se lever à huit heures pour espérer faire une quelconque photosynthèse digne de ce nom. Aujourd'hui, tout comme les jours précédents, a été radieux et "frette" ( froid) selon mes critères de parisien ( entre -5 C° la nuit et + 10C° à midi). On voit encore des gens se trimballer en pull mais tout le monde sait bien que ça ne va pas durer. Il y a comme une urgence de la sortie : on cavale un peu partout sans raisons véritables, avec des prétextes comme trouver des bottes et un manteau de trappeur avant que ça ne soit plus du tout possible de sortir sans bottes fourrées en peau de mouton et manteaux rembourrés en plumes de bébés-canards ( : en duvet, quoi. D'ailleurs ce genre de manteaux ressemble à des duvets de camping qui eux-même, si on les regarde bien, ressemblent à certaines de nos doudounes ( ça fait une sorte de boucle de plumes, si l'on veut )). On s'attend à tout moment à recevoir une tempête de neige ( je n'ai foutre jamais vu de ma vie une vraie tempête de neige) et on vole des morceaux d'automne en restant dehors le plus longtemps possible. Bientôt, il fera nuit à 15H30. On est devenu complètement obsédé par la météo. Il faut se retenir de ne pas ennuyer nos amis autochtones avec des questions comme :

- Mais, c'est vrai qu'il va y avoir deux mètres de neige partout dans la ville ?
- Mais, alors, comment tu fais pour aller chercher des clopes par -20C° ?
- Mais, comment ils font les vieux pour vivre ici ? Avec leurs cannes et la glace ?
- Mais, comment c'est possible que les voitures roulent dans deux mètres de neige ?
- Mais, est-ce que les mecs sur les chantiers de constructions continuent à construire ? ( rép. : Bah oué mon gars, et , le soir venu, ils mangent comme des ogres pour compenser)
- Mais, c'est vrai que tes larmes gèlent si tu pleure dans un vent glacial ?
- Mais, en fait, c'est pas du tout une ville souterraine Montréal ?
- Mais, tu crois que ça suffit comme genre de chaussettes en laine ?
- Mais, est-ce qu'il faut vraiment qu'on achète une pelle ou quoi ? ( pour la neige, ndgb)
- Mais, comment tu fais ( si tu fume beaucoup) pour aérer chez toi par -35°C ?
- Mais, ils vont où les écureuils ?
- Mais, comment ils font tous les SDF que l'on voit dans le centre-ville ?
- Mais, c'est vrai qu'ici, le vélo d'hiver est considéré ici comme un "sport X-trême" ?
- Mais, je veux dire, deux mètres de neige ?

De toute façon, nos amis autochtone prennent un malin plaisir à nous effrayer :

- " Parfois, tu croise des gens dans la rue avec les joues gelées. Ça leur donne exactement le même sourire crispé qu'une actrice porno en pleine action."
- " Chaque hiver, il y a une déneigeuse qui broie un petit vieux ou un enfant. "
- " Une fois, en sortant de chez moi, j'ai faillit me faire écraser par un stalactite "
- " Si tu ne mets pas de crème sur tes lèvres, elles éclatent comme des saucisses dans une poêle."

Ou alors, s'amusent à frimer ouvertement pour nous impressionner :

- "Moi je garde mes basket tout l'hiver et je fais du vélo, même sous la neige "
- " Le froid c'est dans la tête "
- " Nous ici, on s'en rend même plus compte de l'hiver ".
- " Parfois, tu seras complètement crispé et c'est là, à ce moment précis, qu'il faudra prendre une grande inspiration et faire face."
- " Toi, t'es trop fragile, je t'emmènerai pas avec moi dans le Nord."

Apparemment, il y a sur le câble canadien, autant de chaînes météo que de lacs dans la toundra. Je n'ai pu vérifier cette information ( on a pas la télé) qu'en fréquentant certains bar sportifs ( hockey ou baseball ou football ou n'importe quoi, mais le tout retransmis au travers de, au moins, dix écrans par salle de bar-sportif), dont les serveuses profitent toujours des pauses commerciales pour zapper sur une chaîne météo aléatoire. Comme en France, quand on a rien à se dire, on parle de la météo. Mais, j'ai l'impression qu'ici, plutôt que d'un passe-temps, il s'agirait d'une véritable conjuration. Un genre de complot contre l'hiver, où l'on se refile des adresses de magasins pas cher pour trouver un manteau chaud, ( à ce propos, une courte anecdote : une amie à nous, qui est dessinatrice de petite culotte ( ou conceptrice de sous-vetêments délicats ou whatever ) est venue conquérir le marché Québécois, il y a quelque semaines de cela. La pauvre est repartie dépitée du morne salon du sous-vêtements Montréalais et sa conclusion générale quant à l'état du marché-Québécois-des-dessous-féminins se tient tout entière dans cette phrase laconique : " Quand t'as mis tout ton fric dans ta doudoune, il ne reste plus grand-chose pour ta culotte"), où l'on discute des qualités de divers matériaux ( 100%Laine vs Polaire acrylique, Coupe-vent vs Maillot de Corps, Collants vs Pantalon K-way, etc.), où l'on s'excite sur les vertus euphorisantes de la neige et où l'on souhaite, tous ensemble, god damn, trouver assez de foutues fêtes pour continuer à danser pendant toutes ces longues et sombres froidures. Le mot complot est peut-être trop fort ( il est surtout complètement vain : s'il y a une chose que l'on ne pourras jamais révolutionner, c'est bien l'hiver) , peut-être que " Groupe de Parole par Grand Froid" ou " Psychanalyse Hivernale Communautaire " serait plus juste. Quoiqu'il en soit, l'idée de l'hiver anime les conversations montréalaise comme la politique anime les parisiennes, sauf qu'ici, cela se produit généralement autour d'une bière chaude.

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Et maintenant, quelques images du monde ( style : " la terre vue de la terre" et genre : "yan arthus bertrand est tout vert ") :

BREAKING NEWS !!! LE CHAT DE NOTRE VOISINE CONFIRME LES RUMEURS DE SURPOIDS DE L'AMÉRIQUE DU NORD :




















ATTENTION !!, LES TRUCS EN FERRAILLES COURBÉS SOUS VOS BOÎTES AUX LETTRES PEUVENT SERVIR DE TEMPLE AUX FÉTICHISTES DES BROSSES À CHEVEUX :

























LES VOLS DE VÉLOS EN HAUSSE ? UNE SOLUTION D'ACCROCHAGE :




















J'EN PROFITE VITE-FAIT POUR FAIRE DE LA PUB À NOTRE AMI LE RAT EN PLASTIQUE QUI CHERCHE UN BOULOT DE BABY-SITTER :




















À CÔTÉ DE CHEZ NOUS, AVANT C'ÉTAIT LA ZONE, MAINTENANT, IL Y A DES CONDOS. MAIS ( c'est marqué dessus et c'est très clair ( cliquez sur l'image pour l'agrandir) :




















LORS D'UNE PROMENADE SHOPPING ( ici on dit " magasiner"), LE DOCTEUR FRANK AMPONG QUI NOUS AS REJOINT POUR QUELQUES JOURS, M'A PERSUADÉ D'ACHETER CETTE VESTE TYPIQUE.ca, RÉVERSIBLE ET DOUBLÉE EN ORANGE FLUO. ( Impossible de savoir aujourd'hui si j'aurais le courage de la porter de retour en france) :





















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Pour finir en beauté, un poème et une anecdote de Deby Gore, un ami de l'ami Bingo :

1.
Aujourd hui j ai été irradié
par un four micro onde défectueux
je brille maintenant
dans l infrarouge
C'est un phénomène très rapide
que de tout perdre à cause
d'un Sursaut Gamma
Gros point lumineux
ce sursaut-là..........




2.
Arrivé au Silver Door, je me suis mis à séverement tanguer vers la droite comme si une grosse main me poussait sur le côté. J'étais pas trop bien et je me suis endormi sur le sol, à l'atelier, dans le sang de Valérie B.